Voile : BMW Oracle remporte la Coupe de l’America et détrône Alinghi

Les Américains de BMW Oracle ont remporté la 33ème édition de la Coupe de l’America en dominant le tenant du titre, le Suisse Alinghi, deux manches à zéro.
Après deux ans de bataille juridique, une météo capricieuse, des nouvelles règles… La Coupe de l’America aura été pour le moins originale cette année à Valence. Le trimaran américain Oracle s’est finalement adjugé la victoire ce dimanche sans devoir passer par une belle.
L’épreuve n’avait pas été remportée par une équipe américaine depuis 1992 et la victoire de Bill Koch sur les Italiens du défi Il Moro de Venezia.
Avec une avance de plus d’un kilomètre, le trimaran de l’équipe lancée en 2000 par le milliardaire Larry Ellison, s’est imposé dès la deuxième manche de l’épreuve, qui se disputait au meilleur des trois manches. Alinghi a terminé cinq minutes et 26 secondes plus tard, au terme d’une course ratée.
« C’est un sentiment incroyable, je ne peux pas être plus fier »,
a déclaré Ellison.

Ernesto Bertarelli, la patron d’Alinghi forcément déçu :
« Je suis très fier de mon équipe et de ce que nous avons accompli ces dix dernières années. Ce sont des moment amitiés, des moments forts. Il y a sûrement des choses que nous aurions pu faire différemment mais sur la globalité de ces dix ans, je n’ai pas de regret. Je tiens à féliciter BOR (Oracle) pour ce qu’ils nous ont montré sur l’eau comme sur l’impressionnant travail de design et de développement réalisé. Leur bateau était plus rapide, notamment aujourd’hui au reaching. Je vais maintenant attendre de savoir comme va se dessiner l’avenir et ce que Larry (Ellison) et Russell (Coutts) vont faire de l’America’s Cup »,
Loïck Peyron, barreur, conjointement avec Ernesto Bertarelli, du catamaran Alinghi 5 :
« Cela s’est bien fini pour eux (Oracle) et ils ont très bien fait les choses, proprement. Il y a une machine un peu différente, on le sait depuis le début. On avait je pense un très bon châssis (les flotteurs) mais un moteur (mât, voiles…) un petit peu trop atmosphérique. Ils ont bien joué. Ce grand pari technologique de l’aile (la voile rigide), ils ont su le gérer parfaitement ».

