La FIFA ne plaisante pas avec l’argent
17 juin 2010 · 1 Commentaire
La Coupe du monde de football rapporte beaucoup d’argent à son organisateur, la FIFA. Les recettes marketing d’un tel événement planétaire s’élèveraient à plus d’un milliard de dollars. On peut dés lors comprendre que la FIFA et son président Sepp Blatter chouchoute ses partenaires et apprécie moyennement qu’une marque essaie de faire de la publicité clandestine dans le stade. Logiquement, Sepp Blatter n’a pas du tout aimé la publicité pour une bière hollandaise faite par de jeunes femmes lundi lors du match qui opposait les Pays-Bas au Danemark.

Trente-six jeunes et jolies femmes avaient pourtant fait sensation au stade de Soccer City, à Johannesburg, avec leur mini-robes orange (la couleur des Pays-Bas). Toutes avaient été brièvement interpellées dans la foulée, avant d’être relâchées. Deux d’entre elles, de nationalité néerlandaise, l’ont été à nouveau mercredi matin. Les robes avaient été offertes par Bavaria, un brasseur batave, qui ne figure pas parmi les sponsors ou les partenaires officiels de la Coupe du monde, rapporte Le Parisien (la bière officielle de la Coupe du monde est Budweiser).
Publicité clandestine
Sepp Blatter a porté plainte au nom de la FIFA pour «publicité clandestine». Ce mercredi, deux ressortissantes hollandaises ont été interpellées puis ont comparu devant un tribunal d’exception créé pour le Mondial. Elles ont été remises en liberté contre une caution de 10 000 rands (environ 1000 euros) et ont dû remettre leur passeport aux autorités, a expliqué un porte-parole de la police sud-africaine.
Incident diplomatique
Le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Maxime Verhagen, a vivement réagi :
«C’est insensé qu’une peine de prison plane au-dessus de la tête de deux femmes pour avoir porté des jupes orange dans un stade de football». «L’arrestation et l’inculpation sont une réaction disproportionnée»,
a-t-il tempêté.
«Si l’Afrique du Sud ou la Fifa veulent poursuivre une société pour publicité illégale, ils doivent entreprendre une procédure juridique contre la société et pas contre de simples citoyens qui portent une jupe orange»,
a poursuivi le chef de la diplomatie.
Bavaria qui aurait nié tout lien avec ces filles a quand-même décidé de porter une assistance juridique aux jeunes femmes.

Un chroniqueur sportif britannique remercié
L’affaire ne s’arrête pas là, elle a en effet valu son poste à l’ancien footballeur Robbie Earle devenu chroniqueur sportif sur la chaîne britannique ITV. Les 36 jeunes femmes disposaient de billets portant le logo de la chaîne anglaise. La Fifa a contacté la direction de la chaîne. L’ancien footballeur a avoué avoir revendu des billets à une compagnie de marketing, ce qui constitue une violation de la règlementation de la FIFA. Le chroniqueur a été remercié par son employeur.
Manifestation anti-Fifa à Durban
Em marge du problème juridique posé par les robes oranges, les strictes règles de la Fifa avaient déjà suscité l’irritation en Afrique du Sud avant le Mondial, notamment chez les vendeurs à la sauvette. Mercredi, la Fifa a été dénoncée lors d’une manifestation de 3 000 personnes à Durban (sud-est), qui ont défilé en scandant «Dehors, la mafia de la Fifa !» «Le gouvernement a pris tout l’argent des contribuables pour la Fifa», s’est emporté l’un des organisateurs de la manifestation, Desmond D’sa. «S’il y a de l’argent pour les stades, il ne devrait pas y avoir de sans-abri et de gens qui vivent dans des bicoques», a renchéri un co-responsable, Allan Murphy.
L’Afrique du Sud, où 43% de la population vit avec moins de deux dollars par jour, a dépensé près de quatre milliards d’euros pour construire et rénover les dix stades, des routes, des aéroports, des dessertes ferroviaires…
Dans la même veine, le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer (FMRC) s’en est pris à la FIFA pour avoir signer des accords de partenariat avec des entreprises qui vendent des « aliments malsains », visant les partenariats avec Coca-Cola, McDonald’s et Budweiser.


ci manifique j aime les femme de pay-bas