Coupe du Monde de Football Afrique du Sud 2010

L'Afrique du Sud de A à Z

a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

A comme Apartheid

Littéralement, apartheid désigne "le fait de tenir à part" en afrikaans. Ce régime de ségrégation institutionnalisée est entré en vigueur en 1948, quand le parti nationaliste afrikaner était au pouvoir. Les lois appliquées étaient clairement défavorables à la population noire.

Le gouvernement de l'apartheid avait classé les Sud-africains en plusieurs catégories raciales, en fonction desquelles les gens se voyaient accorder ou refuser des droits. Les personnes blanches recevaient le maximum de droits et de privilèges tandis que chez les personnes noires, les droits de l'homme élémentaires étaient éliminés et les droits civils souvent bafoués.

Les personnes noires ne jouissaient pas de la liberté de mouvement. Jusqu'à l'abrogation de la loi en 1986, elles devaient porter des "passes", équivalent à des passeports intérieurs.

Les personnes "noires", "indiennes" ou "de couleur" (métissées) n'avaient pas le droit de vote et devaient vivre dans des zones résidentielles séparées. Les personnes noires n'avaient pas le droit de posséder des terres et devaient vivre dans des "homelands", des zones délimitées par le gouvernement de l'apartheid et considérées comme extérieures à l'Afrique du Sud.

Cette ségrégation imposée a conduit à la formation du mouvement anti-apartheid, qui luttait contre cette politique. Après plus d'un demi-siècle de combat, l'apartheid a été aboli. En 1994, une nouvelle constitution a été ratifiée et le pays a organisé ses premières élections démocratiques.

Ce mouvement a révélé de grands hommes, qui ont consacré leur vie à la lutte contre l'oppression. Nelson Mandela, Desmond Tutu, Oliver Thambo et Steve Biko ont tous accédé à la reconnaissance grâce à leur rôle central dans la constitution de la démocratie sud-africaine.

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B comme Big 5

Historiquement parlant, le terme "big five" faisait référence aux cinq animaux les plus dangereux à chasser en Afrique du Sud. Aujourd'hui, il désigne simplement les créatures les plus impressionnantes et les plus populaires du pays : le lion, le léopard, l'éléphant, le buffle et le rhinocéros.

Surnommé le roi des animaux, le lion a toujours fasciné l'homme en raison de sa taille et de son extraordinaire puissance. Sans compter les formidables exploits cynégétiques de cet immense félin. lion

Plus insaisissable que le lion, le léopard est le plus adaptable de tous les grands prédateurs. On peut même le trouver à proximité de l'habitat humain. Il est capable de survivre dans quasiment tous les environnements, qu'il s'agisse de forêts, de savanes, de déserts ou de plateaux.

L'éléphant d'Afrique est le plus gros mammifère terrestre et peut-être la créature la plus charismatique du continent. Par son attitude majestueuse et son apparente bonhomie, il captive l'attention des observateurs de faune et a toujours fasciné les hommes. éléphant d'Afrique

Très proche de la vache, le buffle est l'un des mammifères les plus répandus du continent et l'un des plus importants d'un point de vue écologique. Gros consommateur d'eau, il ne peut vivre dans les régions arides ou semi-arides, mais prolifère dans les savanes, les régions boisées et les forêts. buffle

Le dernier membre de ce "big five" est le rhinocéros. Malgré quelques différences au niveau de la tête, le rhino blanc et le rhino noir présentent la même taille, soit 1,60 m au garrot, mais le blanc est environ deux fois plus lourd, avec une tonne. rhinocéros

La différence la plus notable entre les deux espèces se situe au niveau des lèvres : larges chez les rhinocéros blanc, elles sont en pointe chez le noir.

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C comme Culture

La culture, une ressource abondante en Afrique du Sud... Le pays possède plusieurs influences culturelles, issues de toutes les catégories sociales, ce qui a amené l'Archevêque Desmond Tutu à parler de "rainbow nation", comprenez pays arc-en-ciel. Il n'existe pas une culture unique, mais un éventail de cultures différentes, qui sont toutes reconnues par la constitution sud-africaine et donc spécifiques au pays.

L'art et la musique sont profondément imprégnés dans ce pays aux multiples facettes. La palette artistique s'étend ainsi des peintures rupestres des montagnes du uKhahlamba-Drakensberg Park aux cabanes magnifiquement ornées de la tribu Ndébélé. La broderie, la céramique et la tapisserie comptent parmi les autres formes artistiques à l'honneur.

Le même éclectisme se retrouve au niveau musical. Johnny Clegg chante en zoulou et Abdullah Ibrahim est un maître du smooth jazz, tout comme le trompettiste Hugh Masekela. Dans un autre style, le groupe Lady Smith Black Mambazo a été unanimement salué par la critique, à l'instar de Miriam Makeba. La scène sud-africaine fait la part belle à tous les répertoires : musique traditionnelle, pop, rock, reggae et kwaito, ce son si particulier.

L'Afrique du Sud possède sept sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, parmi lesquels Robben Island et le Berceau de l'humanité. Les touristes peuvent découvrir les traditions tribales en visitant les nombreux musées et villages culturels.

Même le football a sa propre culture, son accent sud-africain.

Le National Arts Festival se tient fin juin/début juillet à Grahamstown, près de Port Elizabeth.

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D comme Desmond Tutu

Desmond TutuDesmond Mpilo Tutu est né le 7 octobre 1931 à Klerksdorp. Il a mené une féroce campagne contre le régime de l'apartheid en Afrique du Sud. Il exerçait le métier de professeur, mais en voyant que la politique négligeait les noirs de façon flagrante, il décide de démissionner, estimant qu'il ne pouvait décemment pas prendre part à un système pédagogique destinant les personnes de couleur à un rôle social inférieur. Il décide alors d'étudier la théologie dans l'église anglicane et est ordonné prêtre en 1961.

En 1978, Tutu devient secrétaire général du South African Council of Churches (SACC), le Conseil œcuménique d'Afrique du Sud. Cette position lui confère une influence politique accrue dans sa lutte contre l'apartheid, dans la mesure où il bénéficie du soutien de toutes les églises affiliées au SACC. Entre 1970 et 1990, Tutu a sillonné le monde, faisant campagne pour les droits civiques des populations noires marginalisées.

Fer de lance du mouvement progressiste, Tutu est devenu le premier archevêque noir du Cap. Cette nomination revêtait un fort caractère symbolique à l'époque puisqu'il était désormais à la tête de l'église anglicane sud-africaine en plein régime de l'apartheid. En 1984, il s'est vu remettre le Prix Nobel de la Paix pour tous ses efforts et il a également reçu le Prix Albert Schweitzer.

A la fin de l'apartheid, Tutu est devenu président de la Truth and Reconciliation Commission, la Commission de vérité et de réconciliation.

Tutu entretient une relation étroite avec la Coupe du Monde de la FIFA. Grand défenseur de la candidature sud-africaine, il était présent lors du dévoilement du pays organisateur de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 et du Tirage au sort préliminaire de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006.

Il existe un groupe de musique baptisé en hommage à lui : Desmond and the Tutu's.

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E comme Eleven Languages - 11 langues

L'Afrique du Sud compte 11 langues officielles, qui figurent toutes dans la constitution du pays. Ces langues sont l'afrikaans, l'anglais, le ndebele (isiNdebele), le sotho (Sesotho sa Leboa), le sotho (seSotho), le swati (siSwati), le tsonga (Xitsonga), le tswana (Setswana), le venda (Tshivenda), le xhosa (isiXhosa) et le zoulou (isiZulu).

Il existe aussi le khoi, le nama et le san, héritages des chasseurs-cueilleurs qui parcouraient l'Afrique du Sud. Le /xam, un langage khoisan, a disparu au début du XXème siècle. Les langues utilisées à des fins religieuses comme l'arabe ou l'hébreu sont également protégées par la constitution sud-africaine.

Si le zoulou est la langue la plus parlée, dans les grandes villes, c'est généralement l'anglais qui est la norme. L'Afrique du Sud compte par ailleurs des communautés parlant l'allemand, le portugais, le grec et l'italien. Tous les documents officiels sont écrits en anglais, ainsi que les panneaux de signalisation.

L'influence combinée de plusieurs langues a donné naissance à des mots hybrides utilisés dans la vie de tous les jours.

La devise figurant sur le blason sud-africain, "!ke e: /xarra //ke", est écrite en /xam. Elle signifie "L'unité dans la diversité".

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F comme Football

En Afrique du Sud, le football n'est pas seulement un sport, c'est une institution.

Le championnat professionnel, la Premier Soccer League (PSL), est géré de façon indépendante. Sa saison fonctionne parallèlement au calendrier des championnats européens.

L'équipe nationale est connue sous l'appellation de Bafana Bafana, ce qui signifie "les garçons" en zoulou. Dans la plus pure tradition des surnoms attribués aux équipes sud-africaines, les U-23 ont été baptisés Amaglug-glug.

Le football sud-africain est géré par la South African Football Association (SAFA). Cette dernière a intégré en 1992 la famille de la FIFA, dont le pays avait été banni en 1975 en raison de la ségrégation exercée dans le domaine du sport. Pour ce faire, les quatre fédérations dont dépendaient les différentes catégories de la population sud-africaine ont enterré la hache de guerre et fusionné en une seule association.

La culture footballistique s'est aussi alimentée de la passion des supporters sud-africains pour le ballon rond. Ainsi, tout bon fan se doit d'être équipé de makarapas et de vuvuzela.

    Les années 90 ont été dorées pour le football sud-africain :
  • Les Bafana Bafana ont remporté la Coupe d'Afrique des Nations en 1996.
  • Ils se sont qualifiés pour France 1998, première Coupe du Monde de la FIFA disputée par l'Afrique du Sud.
  • Les Orlando Pirates ont remporté la Coupe des champions de la CAF en 1995 puis la Super Coupe d'Afrique l'année suivante.
  • L'équipe nationale s'est qualifiée pour la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002.

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G comme Grands Sud Africains

L'Afrique du Sud est mère de nombreux enfants qui ont apporté une précieuse contribution à la culture mondiale.

En 1960, Albert Lutuli (photo ci-contre) a été la première personne noire et le premier Africain à recevoir un Prix Nobel (Prix Nobel de la paix 1960). Arrêté à son domicile, il n'avait pu poursuivre sa mission à la tête du Congrès national africain.

Desmond Tutu est connu pour son rôle sur la scène internationale dans la lutte contre l'apartheid. Il utilisait sa position au South African Council of Churches pour combattre la ségrégation, ce qui lui a valu le Prix Nobel de la Paix en 1984.

Nelson Mandela et Frederik De Klerk ont pris une part prépondérante dans les négociations qui ont mis un terme à l'apartheid en Afrique du Sud. Après s'être vus décerner le Prix Nobel de la Paix en 1993, ils ont poursuivi leur travail humanitaire. Ensemble, ils ont donné naissance à une démocratie nouvelle en Afrique du Sud.

Tutu, Mandela et De Klerk étaient présents lorsque le pays organisateur de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 a été dévoilé. C'était la première fois que trois lauréats du Prix Nobel se retrouvaient dans ce type d'événement.

Parmi les grands hommes sud-africains, on citera également Christiaan Barnard, qui a réussi la première transplantation cardiaque, et un autre lauréat du Prix Nobel, Max Theiler, qui a créé le vaccin contre la fièvre jaune. Dans le domaine du sport, Gary Player est considéré comme l'un des meilleurs golfeurs de tous les temps.

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H comme Histoire

L'histoire sud-africaine a commencé il y a plusieurs milliers d'années. Le Berceau de l'humanité, où ont été trouvés les fossiles humains les plus anciens, se trouve près de Johannesburg. Voici les principaux points de repères de l'histoire du pays.

av. J.-C :
Des chasseurs khoi-san migrent vers le sud avec leur bétail dans l'actuelle vallée du Limpopo

1300 - 1500 :
Les SeSotho-SeTswana s'installent dans les terres, les tribus parlant le nguni sur la cote sud-est et les Khoi-San à l'extrémité sud-ouest.

1498 :
Vasco Da Gama parvient à contourner l'Afrique par le sud et découvre une voie maritime vers l'Inde

1652 :
Jan Van Riebeek débarque au Cap

1659 :
Les Khoi-San se rebellent contre ces nouveaux arrivants

Milieu 1700- 1850 :
Des immigrants blancs, essentiellement des Néerlandais et des Huguenots français, entrent dans les terres et livrent une féroce bataille aux tribus installées, les Xhosa et les Zoulous.

1800-1850 :
Les colons britanniques rencontrent les Zoulous dans l'actuelle province de KwaZulu-Natal.

1899 :
Guerre des Boers

1910 :
L'Afrique du Sud devient une Union

1948 :
L'apartheid est officialisé, même si la population noire n'était pas traitée sur un pied d'égalité depuis un moment

1960 :
Massacre de Sharpville : 69 personnes protestant contre le passeport intérieur sont tuées
Les partis anti-apartheid sont interdits

1961 :
L'Afrique du Sud devint une République

1976 :
Soulèvement de Soweto

1990 :
Frederik De Klerk lève l'interdiction sur les partis anti-apartheid
Nelson Mandela est libéré de prison

1994 :
Premières élections générales au suffrage universel. Mandela devient Président de l'Afrique du Sud

2003 :
L'Afrique du Sud se voit confier l'organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 2010

2004 :
L'Afrique du Sud fête ses dix ans de démocratie
Le premier match de football en Afrique du Sud a été disputé au Cap en 1862. Il opposait des officiers à des fonctionnaires britanniques.

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I comme océan Indien et Atlantique

L'Afrique du Sud présente 3000 km de littoral et se caractérise par un phénomène naturel rare : la rencontre de deux océans dans ses eaux. L'Océan Indien et son courant chaud des Aiguilles rencontrent l'Océan Atlantique et son courant froid du Benguela au Cap des Aiguilles. On pense souvent à tort que la confluence intervient à Cape Point, qui est situé à une heure du Cap.

L'influence des deux océans crée une biodiversité unique et influence grandement le climat du pays. Le courant du Benguela apporte des eaux riches en plancton, donc très propices à la pêche. Quant au courant des Aiguilles, il provoque des précipitations. L'association des deux engendre également des tempêtes avec des vagues pouvant atteindre 30 mètres. Nombre de navires y ont sombré.

Le Cap des Aiguilles tire son nom de son contour déchiqueté ; les marins portugais l'avaient appelé Cabo das Agulhas. Il s'agit du point le plus méridional de l'Afrique du Sud. Le littoral sud-africain accueille de nombreuses espèces de baleines, surtout dans les baies de Hermanus et de Plettenberg, où elles donnent naissance aux baleineaux en hiver.

Gaansbaai, dans la province du Cap-Occidental (Western Cape), est l'un des deux seuls endroits de la planète où l'on peut voir les requins blancs sauter hors de l'eau.

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J comme Ja et autres expressions

"Ja", "oui" en afrikaans, fait partie des expressions sud-africaines les plus communes. Suivant le contexte, ce mot peut également signifier : "je suis d'accord", "je comprends".

Il y a aussi "just now", qui signifie "dans la journée", et "now now", qui veut dire "bientôt".

En Afrique du sud, l'argot et les expressions colloquiales viennent souvent du télescopage des 11 langues parlées dans le pays. L'anglais utilisé est également marqué par l'influence des colons britanniques.

Autres exemples :
Lift : Ascenseur
Chemist: Pharmacie
Boot: Coffre d'une voiture
Bakkie: Pick-up
Flat: Appartement
Robot: Feux de circulation
Braai: Barbecue
Boma: Barrière ou enclos
Bushveld / veld: Espace ouvert, champ à la végétation sèche
Biltong: Viande de bœuf séchée
Takkies: Chaussures de sport
Lapa: Enclos extérieur ; il s'agissait à l'origine de la cour située au milieu des cabanes ndeble
Yebo: "Oui" en zoulou
Sucker: Sucette
Lekker Sympa / cool

Certains mots d'argot sont également empruntés au néerlandais, comme "skollie" (voyou), ou du yiddish, comme "kugel)

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K comme le Kgalagadi Transfrontier Park

Parc National Transfrontalier de Kgalagadi

Dunes de sable rouge, paysages lunaires, troupeaux d'oryx (gemsbok), de springboks, d'élans et de gnous ; le Parc National Transfrontalier de Kgalagadi est un don du ciel pour les amoureux de la nature.

Le Kgalagadi Transfrontier National Park, ancien Kalahari Gemsbok National Park, est à cheval entre l'Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie. Le Kalahari Gemsbok National Park a ouvert en 1931. Son objectif premier était de protéger les animaux dans leurs migrations, plus particulièrement les oryx. Si on lui ajoute la superficie du Gemsbok National Park du Botswana, cette réserve s'étend sur plus de 3,6 millions d'hectares. Les zones protégées de cette ampleur sont rares dans le monde.

Les paysages sont dépouillés ; le Nossob et l'Auob généralement à sec : les conditions sont donc idéales pour observer les antilopes et les prédateurs à découvert. Kgalagadi est également le paradis de passionnés d'ornithologie, notamment les amateurs d'oiseaux de proie.

Six camps de tailles différentes ont été installés dans Kgalagadi. Ils proposent plusieurs niveaux de prix et de confort. Trois camps traditionnels dotés des commerces de base sont situés dans la partie sud-africaine du parc. Kgalagadi est le premier parc à offrir des possibilités d'hébergement en pleine nature, sans barrière. Devant votre porte, c'est un monde de tranquillité qui s'ouvre à vous. Votre seule voisine est la nature.

Les lions de Kgalagadi se distinguent par leur crinière noire.

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L comme Laduma - la culture du football

"Laduma !", s'exclament les supporters sud-africains avec délectation lorsque les filets adverses tremblent. Littéralement, ce mot zoulou signifie "ça gronde". L'expression est bien trouvée tant le public entre en éruption après chaque but. Le terme avait d'abord été popularisé par le commentateur télé zoulou Zama Masondo, qui tonnait "Laduma" à la façon de ses collègues latino-américains, qui s'exclament "Gooooool" quand les filets tremblent.

Dans les tribunes, on entend également retentir "Shosholoza", qui est devenu un tube pour encourager les équipes sud-africaines dans tous les sports. A l'origine, ce chant appartenait aux travailleurs zimbabwéens qui venaient dans les mines sud-africaines ; son adaptation en a fait un chant d'encouragement. En zoulou, le mot Shosholoza signifie "aller de l'avant".

Mais les supporters sud-africains ne se contentent pas de leurs cordes vocales, qu'ils n'économisent pourtant pas. Ils utilisent également des vuvuzelas. Très créatifs, ils ont inventé de nouveaux rituels à la gloire de leurs joueurs favoris. Aussi ont-ils pris l'habitude de brandir un poisson frais en hommage à Mark Fish (vous aurez compris le lien de cause à effet), de porter de vieilles chaussures autour du cou pour faire un clin d'oeil à John "Shoes" Moshoeu. Quant à Lucas Radebe, il entend souvent des "Roo" (son surnom) scandés dans les graves.

Comme partout ailleurs, les supporters se prennent parfois pour des entraîneurs. Ainsi, lorsqu'ils sont mécontents de la performance d'un joueur, ils se lèvent et font signe de le changer grâce au code gestuel consacré. Le message est clair...

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M comme Mines, diamants et culture

timbre représentant le diamant cullinanL'Afrique du Sud possède d'abondantes ressources minières : elle dispose des plus grandes réserves du monde en or, en platine et en manganèse. Il n'est donc pas étonnant qu'elle soit le premier producteur mondial d'or et de platine.

C'est dans des mines sud-africaines qu'ont été découverts les plus grands diamants du monde, notamment le Cullinan (représenté sur le timbre ci-contre) et le Golden Jubilee. Le Cullinan pesait 3 106,75 carats à sa découverte. Il fut taillé en deux parties, la Great Star of Africa et la Lesser Star of Africa, qui font partie des bijoux de la couronne royale britannique.

En Afrique du Sud, l'industrie minière a connu une histoire tumultueuse. Sous le régime de l'apartheid, les mineurs noirs étaient contraints de travailler dans des conditions dangereuses et étaient bien plus mal payés que leurs collègues "blancs". Le pays fait des efforts pour solutionner ces disparités issues du passé. Aujourd'hui, les travailleurs autrefois désavantagés trouvent davantage leur compte.

Naturellement, l'industrie minière a exercé une influence certaine sur la culture. Un exemple : la gumboot dance. Utilisée à l'origine en tant que le mode de communication dans les mines, cette danse consiste à frapper sur des bottes en caoutchouc et à faire résonner les chaînes en rythme. Des chansons comme Shosholoza et Stimela parlent des longs voyages en train des travailleurs immigrés vers les mines.

La mine d'or de Western Deep, dans la province de Gauteng, est la plus profonde du monde. Elle descend à 3,6 kilomètres sous terre.

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N comme Nelson Mandela

Fils d'un chef xhosa du Transkei, Nelson Mandela est né le 18 juillet 1918. En 1944, deux ans après avoir obtenu son diplôme de droit, il devient membre du Congrès national africain (ANC). Son engagement politique lui vaut d'être jugé pour haute trahison en 1956. Acquitté en 1961, il est à nouveau inculpé par le gouvernement de l'apartheid deux ans plus tard, en 1963. Comme les principaux membres de son mouvement, il est accusé de trahison et de complot contre le régime. Pendant ses 27 années d'incarcération pour activisme anti-apartheid sur Robben Island, il lui arrive souvent de jouer au football avec les autres prisonniers.

Nelson Mandela

A sa libération, en 1990, il se lance, au nom de la réconciliation nationale, dans des négociations actives avec ses oppresseurs. Les efforts qu'il fournit avec Frederik De Klerk en faveur de l'unification de leurs deux partis se verront récompensés par le Prix Nobel de la Paix, en 1993.

Véritable icône dans le monde entier, Nelson Mandela symbolise, par sa persévérance et son inébranlable compassion, le triomphe de l'humanité.

Sa joie au moment de brandir le Trophée de la Coupe du Monde de la FIFA, après l'élection de l'Afrique du Sud comme pays hôte de l'édition 2010, restera gravée dans l'histoire de la planète football. "J'ai l'impression d'avoir 15 ans", s'est-il exclamé d'une voix triomphante.

Bien qu'il ait récemment fait ses adieux à la scène politique, Nelson Mandela reste un modèle pour toute la communauté internationale.

En 1998, le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter, a décoré Nelson Mandela de l'Ordre du Mérite, distinction la plus prestigieuse de la FIFA.

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O comme Other Sports - Autres sports

Dans le domaine du sport, l'Afrique du Sud n'est pas en reste. Rugby, cricket, golf ou natation : elle brille sur tous les fronts.

Connu sous le nom de Springboks ou AmaBokoboko, en zoulou, l'équipe sud-africaine de rugby pèse lourd sur la scène internationale. En 1995, le pays a organisé la Coupe du Monde de Rugby. Exceptionnels tout au long de la compétition, les rugueux Sud-africains se sont hissés jusqu'en finale. Victorieux de la Nouvelle-Zélande, ils ont été sacrés champions du monde. C'est Nelson Mandela en personne qui, vêtu d'un maillot des Springboks, a remis le trophée au capitaine François Pienaar.

Il faut remonter jusqu'en 1889 pour découvrir les origines des Proteas, aujourd'hui l'une des meilleures équipes nationales de cricket One-Day International (ODI). Le 12 mars 2006, l'Afrique du Sud a battu l'Australie au terme de l'un des plus beaux ODI de l'histoire de la discipline. L'équipe sud-africaine l'a emporté de quatre runs (49,5 overs). Jusque là, jamais une équipe n'avait marqué 400 runs dans un ODI, un record battu à deux reprises ce jour-là.

Si ces sports restent les plus populaires du pays, les Sud-africains s'illustrent également dans d'autres disciplines. Vainqueur de neuf Majors, Gary Player est indubitablement l'un des meilleurs golfeurs de tous les temps. Penny Heynes est quant à elle la première athlète féminine victorieuse des 100 et 200 m brasse aux Jeux Olympiques.

L'Afrique du Sud a accueilli la Coupe du Monde de Cricket ICC 2003. Un grand succès en termes d'organisation.

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P comme Provinces

Situées à diverses altitudes, les neuf provinces de l'Afrique du Sud abritent une végétation très variée. Au niveau de la mer s'étendent les forêts côtières de la côte orientale et sévit le climat semi-aride de la côte occidentale. L'intérieur des terres déroule des kilomètres de montagnes, de zones semi-désertiques et de plateaux.

Les provinces sont le Cap-Oriental, l'Etat-Libre, le Gauteng, le KwaZulu-Natal, le Limpopo, le Mpumalanga, le Cap du Nord, le Nord-Ouest et le Cap-Occidental. De loin la plus vaste, la province du Cap du Nord, en grande partie semi-désertique, est aussi la moins peuplée. C'est dans cette province que se trouve le Parc national de Kgalagadi . A l'inverse, c'est la province la moins étendue, Gauteng, qui enregistre la plus haute densité démographique.

Chaque province dispose de son propre organe législatif. A la tête de la province, le premier ministre ( Premier) désigne les membres du Conseil exécutif (MEC). Il forme, avec eux, le gouvernement provincial.

Les provinces d'Afrique du Sud
Province Capitale Stade de la Coupe du Monde de la FIFA
Cap-Oriental Bisho Port Elizabeth
Etat-Libre Bloemfontein Bloemfontein
Gauteng Johannesburg Johannesburg et Pretoria
KwaZulu-Natal Pietermaritzburg Durban
Limpopo Polokwane Polokwane
Mpumalanga Nelspruit Nelspruit
Cap du Nord Kimberley --
Nord-Ouest Mafikeng Rustenburg
Cap-Occidental Le Cap Le Cap

L'Afrique du Sud a trois capitales : Le Cap (législative), Pretoria (administrative) et Bloemfontein (judiciaire).

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Q comme Queen Modjadji

L'histoire de la reine Modjadji est entourée d'intrigue et de mystère, à l'image de son habitat, une région peuplée de cycas de plus de 60 millions d'années. Ce personnage a inspiré l'écrivain anglais Sir H. Rider Haggard, auteur des Mines du Roi Salomon.

Makobo Constance Modjadji

Suivie de ses loyaux sujets, les Balobedu, une princesse du nom de Dzugundini quitta l'empire de Monomotapa (actuel Zimbabwe) pour s'établir plus au sud, sur un territoire dont elle se fit reine (actuel Limpopo).

Un jour, le chef de la tribu des Balobedu, Mugodo, reçut la visite des esprits de ses ancêtres, qui lui confièrent que son fils ourdissait un complot contre lui. Il décida alors que le trône reviendrait à sa fille et à ses descendants. Le deuxième enfant de celle-ci, une fille, devint donc l'héritière de la couronne et la première reine Modjadji, à l'origine d'une longue lignée matriarcale jusqu'ici ininterrompue.

"Modjadji" signifie "chef du jour". Depuis cette époque, la reine Modjadji vit dans l'isolement le plus complet et pratique l'art des anciens, le secret de la pluie. La reine de la Pluie ne communique avec personne, hormis son peuple, par l'intermédiaire du conseil royal. La dernière reine, la reine Makobo Constance Modjadji (en photo), s'est éteinte en 2005. Le conseil royal n'a pas encore décidé de l'avenir de sa lignée et de son peuple.

Chaka Zulu a chargé son plus fidèle conseiller, Dumisa, de rendre visite à la reine Modjadji pour qu'elle fasse tomber la pluie sur le royaume zoulou ravagé par la sécheresse.

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R comme Rand

L'unité monétaire d'Afrique du Sud est le rand (code ISO : ZAR).

Symbolisé par la lettre R, le rand se divise en 100 cents (c). Les billets se déclinent en cinq valeurs (10 R, 20 R, 50 R, 100 R et 200 R) et les pièces en sept (5 c, 10 c, 20 c, 50 c, 1 R, 2 R et 5 R).

Le rand est la monnaie de la Zone Monétaire Commune (ZMC), qui se compose de l'Afrique du Sud, de la Namibie, du Swaziland et du Lesotho.

Ce n'est pas un hasard si la monnaie tire son nom du Witwatersrand ("crête des eaux blanches" en afrikaans), chaîne de collines sur laquelle a été fondée Johannesburg. C'est en effet dans cette région que se trouve le plus riche gisement aurifère du pays.

Le rand a vu le jour en 1961, en même temps que la République d'Afrique du Sud. De sa mise en circulation à 1982, il valait plus d'un dollar US. Mais sa cote a diminué à mesure que les pressions et sanctions internationales augmentaient. En 2001, sa subite dépréciation a donné lieu à une enquête officielle, suivie d'une reprise spectaculaire. Aujourd'hui 7 R équivalent à environ 1 $.

Sur chaque billet figure l'un des cinq grands animaux d'Afrique (lion, éléphant, léopard, buffle et rhinocéros).

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S comme SOWETO

Acronyme de "South Western Townships", SOWETO constitue la banlieue sud-ouest de Johannesburg. Ce toponyme désigne un ensemble de townships où se côtoient classes pauvres et classes aisées. Parmi eux : Orlando, Dube Moroka et Pimville.

Les origines de Soweto remontent à 1904, année de l'établissement du township de Klipspruit, destiné à recevoir les travailleurs noirs. Ce n'est qu'en 1963, après une compétition publique de quatre ans, que sera adopté le nom "Soweto", qui reflète bien l'expansion tentaculaire des townships.

Soweto a été le bastion de la lutte anti-apartheid. En 1976, les émeutes de Soweto sont devenues les plus importantes manifestations de la résistance. Que ce soit Nelson Mandela, Albert Luthuli ou encore Desmond Tutu, tous se sont, à un moment ou à un autre, réclamés de Soweto.

Le football fait partie intégrante du quotidien du township, patrie de trois des plus grandes équipes de Premier Soccer League. Les clubs des Moroka Swallows, Orlando Pirates et Kaizer Chiefs ont tous vu le jour à Soweto, dans un contexte difficile. Le "derby de Soweto", rencontre annuelle entre les Orlando Pirates et les Kaizer Chiefs, est l'un des derbies les plus disputés de la planète football. Le township a également donné naissance à de nombreux footballeurs, dont Jomo Sono, Kaizer Motaung, Doctor Khumalo et Lucas Radebe.

Plusieurs scènes de Mon nom est Tsotsi , récompensé par l'Oscar du Meilleur film étranger en 2006, ont été tournées à Soweto

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T comme Truth and Reconcilliation Commission

La Commission pour la vérité et la réconciliation (CVR) a été mise en place juste après l'abolition de l'apartheid. Elle était formée de trois comités : le Comité des droits de l'homme, le Comité de réparation et réhabilitation et le Comité d'amnistie.

Installée dans une salle d'audience, la CVR offrait à tous ceux qui avaient enfreint les droits de l'homme pendant la période de l'apartheid une tribune officielle pour exprimer leurs regrets et demander l'amnistie.

La commission était présidée par l'archevêque anglican Desmond Tutu.

Des gens de tous horizons politiques ont pris part à ce processus. Certains témoignages des auteurs d'exactions, parfois retransmis à la télévision, relataient des crimes atroces. Au cours de l'une des séances les plus émouvantes, Tutu, touché par l'intervention poignante d'une victime, a fondu en larmes.

L'objectif de la CVR était de servir les intérêts des victimes autant que ceux des criminels. Tandis que les premiers pouvaient réclamer des dédommagements, les seconds pouvaient se voir amnistier à condition de révéler la vérité sur leur participation dans le régime de l'apartheid.

Ainsi, la CVR a permis de faire la lumière sur le destin des nombreuses personnes portées disparues à cette époque.

De l'avis général un succès, la CVR a inspiré la création de commissions du même type au Liberia et en Sierra Leone.

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U comme Ubuntu

Venue d'Afrique, la philosophie Ubuntu se fonde sur le concept d'humanité. Elle est ainsi intimement liée au proverbe zoulou " umuntu ngumuntu ngabantu", qui signifie qu'une personne n'est ce qu'elle est qu'à travers les autres. Ce courant de pensée s'oppose à la pensée individualiste et au " cogito, ergo sum" de Descartes. Très éloigné du "je pense, donc je suis", l'Ubuntu se résumerait plutôt par un "j'appartiens, donc je suis". L'individu se définit ainsi dans sa relation avec la communauté.

Doté d'un sens très général, le mot "Ubuntu" s'emploie surtout dans le cadre de la société civile. Cette idéologie prône la solidarité, sans laquelle la construction de la nation sud-africaine n'aurait pas été possible. L'Ubuntu est un concept clé de ce que l'Afrique du Sud démocratique aspire à être : un pays d'intégration sociale.

L'Ubuntu trouve sa raison d'être dans l'éventail de cultures affiché par l'Afrique du Sud. La constitution sud-africaine reconnaît et respecte toutes les cultures, une attitude promue dans tous les domaines de la société. Dans un pays qui se caractérise par sa diversité culturelle et son histoire, l'Ubuntu promeut l'idée d'une union de tous les Sud-africains à travers la vision commune d'un pays unifié.

Aussi l'esprit Ubuntu, porteur de l'espoir d'une réconciliation des Sud-africains en dépit du poids du passé, a-t-il contribué au succès de la Commission pour la vérité et la réconciliation.

Une version du système d'exploitation Linux a été baptisée Ubuntu

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V comme Vuvuzela

Vuvuzela

Les supporters sud-africains sont reconnaissables entre tous. Dans le sport roi aussi, ils ont leur propre manière de témoigner leur soutien à leur équipe.

Indispensable à tout supporter qui se respecte, la vuvuzela (ci-dessus) est une trompette en plastique qui émet un son très particulier. Imaginez le barrissement d'un éléphant et multipliez-le par des milliers de spectateurs, vous obtiendrez une petite idée de l'ambiance qui règne dans un stade sud-africain. Dans un souci d'encourager l'unité de la nation, la Fédération sud-africaine de football a apporté son soutien à la fabrication de la fameuse trompette colorée.

makarapa

A l'heure d'aller au stade, il ne faudra pas non plus oublier votre makarapa (ci-contre). Ce casque de mineur décoré fait la fierté des passionnés de football sud-africains, qui passent des heures à le confectionner pour qu'il affiche les couleurs et le logo de leur équipe. L'origine de cette pratique est attribuée à Alfred "Magistrate" Baloyi.

Si les vuvuzelas et les makarapas caractérisent le football sud-africain, les atours moins traditionnels ne sont pas laissés de côté. Des énormes lunettes de soleil portant des messages aux pancartes, en passant par les visages peinturlurés avec le drapeau national pour les plus fidèles, les supporters sud-africains ne négligent rien pour encourager leur équipe.

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X comme Xhosa

L'Afrique du Sud a hérité du peuple xhosa une spiritualité et une culture fascinantes. Sa langue, qui se caractérise par une profusion de claquements sonores (clics), occupe une place importante dans l'histoire de l'Afrique du Sud. Elle est en effet parlée par de nombreuses personnalités politiques, dont Nelson Mandela, Steve Biko, Chris Hani, Thabo Mbeki, Walter Sisulu, Raymond Mhlaba ou encore Govan Mbeki.

Originaires de la région des Grands Lacs, les Xhosas sont issus du groupe Ngouni, dont une partie de la population a migré vers le sud. Leur nom trouve son origine dans celui d'un chef de tribu, uXhosa, fondateur de la dynastie.

La société xhosa a toujours été très ouverte sur le monde, le commerce et les autres groupes. Au fil du temps, sa culture a intégré, parfois même absorbé, celle des peuples khoï et griqua. C'est ce phénomène qui a mené à l'introduction dans sa langue de toute une variété de clics consonantiques, emprunts à des langues khoïsan aujourd'hui mortes.

Dans la culture xhosa traditionnelle, les devins occupent une place importante dans la communauté. Ils font office d'herboristes, de prophètes et de guérisseurs.

Les imbongis (chanteurs de louanges) sont chargés de transmettre la tradition orale xhosa. Généralement proches du chef de la tribu, ils l'accompagnent dans tous ses déplacements importants.

En 1994, l' imbongi Zolani Mkiva a accompagné le futur président Nelson Mandela pour sa prise de fonctions .

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Y comme Youth - Jeunes

L'histoire de l'Afrique du Sud a été façonnée par la jeunesse. Aujourd'hui, les citoyens sud-africains de 14 à 35 ans exercent une influence considérable sur la société et le quotidien, une tendance qui s'explique par une grande diversité culturelle et un large éventail d'âge.

La pantsula en est la preuve vivante. Née au cours de l'apartheid, cette culture urbaine donne une identité aux jeunes de Soweto et d'Alexandria, un autre township. Ceux-ci ont leur propre code vestimentaire, leur propre danse et leur propre musique, avec des paroles qui alternent anglais, afrikaans, sotho, xhosa, zoulou ou iscamtho, une langue de la rue composée d'un mélange linguistique.

Sur la scène politique, la jeunesse a joué un rôle actif tout au long de l'histoire du pays. Le 16 juin 1976, les émeutes de Soweto se sont déclenchées lors de protestations de jeunes du quartier contre les réformes pédagogiques imposées par le régime de l'apartheid. L'événement s'est soldé par plusieurs décès, dont celui de Hector Pieterson, âgé de 13 ans. Ces manifestations ont redonné du souffle à la lutte anti-apartheid, à son comble dans les années 80. A cette époque, une grande partie de la jeunesse noire séchait l'école en signe de protestation et s'engageait dans la politique. Les jeunes sont ainsi devenus des piliers du combat contre le régime raciste. Aujourd'hui, le 16 juin marque la Journée de la Jeunesse, en mémoire des sacrifices qu'elle a réalisés pour la démocratie.

Le musée Hector Pierterson de Soweto retrace les émeutes de Soweto.

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Z comme Zoulou (Zulu)

La culture, l'histoire et la tradition zouloues font partie intégrante du paysage culturel sud-africain. Les Zoulous descendent du groupe Ngouni, qui a migré de la région des Grands Lacs vers le sud aux environs de l'an 800. Un certain Zulu ("ciel", en zoulou) a ensuite entrepris d'établir sa propre sphère d'influence en s'installant avec sa famille dans le KwaZulu ("pays du ciel").

danse zoulou

Les descendants de Zoulou, les amaZoulous ("peuple du ciel"), se divisent en plusieurs clans. Chaque clan est dirigé par un chef et ils forment ensemble le royaume zoulou, sur lequel règne le roi. L'actuel souverain de la nation zouloue est Goodwill Zwelithini.

Chaka Zulu est sans doute l'un des rois zoulous les plus connus. Ses batailles et sa cruauté ont valu à ce stratège le surnom de "Napoléon noir". Son règne a été immortalisé dans des films comme Shaka Zulu.

Dans la culture zouloue, la musique est un mode de communication important. Traduisant les émotions, elle permet d'expliquer des situations sur lesquelles ont ne peut parfois pas mettre des mots. Des artistes comme Johnny Clegg et Ladysmith Black Mambazo tissent un lien entre la musique zouloue et la musique grand public.

En 1972, les Zulu Royals sont devenus l'une des premières équipes à remporter le championnat professionnel noir. Depuis rebaptisé AmaZulu (les Zulus), le club figure encore parmi les plus grands d'Afrique du Sud et compte d'innombrables supporters.

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Le football en Afrique du Sud

Apparu en Afrique du Sud dans la deuxième moitié du 19ème siècle, le beau jeu ne tarde pas à s'implanter dans le pays, avec la naissance du premier club officiel, Pietermaritzburg County, en 1879. Uniquement formé d'immigrants européens, ce dernier fait ses premières armes contre les équipes des troupes coloniales britanniques.

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Actualité de la Coupe du Monde 2010

L'histoire de la coupe du monde

La première Coupe du Monde s'est déroulée en 1930 en Uruguay avec seulement 13 équipes dont neuf provenaient du continent américain. La 19è en Afrique du Sud sera la prèmiere Coupe du Monde organisée sur le continent africain. La première s'est déroulé en Uruguay en 1930, revivez l'histoire de la Coupe du Monde.

Découvrez la fabuleuse histoire de la Coupe du Monde.

Le guide de l'Afrique du Sud

Vous trouverez aussi un guide de l'Afrique du Sud, ce pays grand comme deux fois la France, situé à l'extrême sud du continent africain est souvent méconnu. Ce guide vous permettra d'un peu mieux connaitre ce pays aux richesses incroyables.

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